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École Anaten L’imagination au pouvoir !

Vous êtes mordu de gaming, de culture manga, de films d’animation, et vous voudriez faire
de cette passion votre métier ? Ça tombe bien, le milieu est porteur ! A Tarbes, l’école Anaten
vous forme, grâce aux bons soins d’une équipe composée exclusivement de professionnels,
aux techniques digitales et de programmation qui feront de vous un pro dans le domaine des arts ludiques, autrement appelés arts de l’imaginaire. Au Mag, on est allé rencontrer sa directrice, Gwenaëlle Rialland, qui nous a dit quelques mots de ce que l’on y apprend,
ainsi que des débouchés vers lesquels mène l’école…

Qu’apprend-on à Anaten ?

Beaucoup de choses ! Notre cœur de formation, ce sont les techniques digitales autour du film d’animation, du jeu vidéo, et ce qu’on appelle maintenant les environnements immersifs – qui recouvrent les réalités virtuelle et augmentée. On propose deux cursus : l’un sur 3 ans, qui est destiné aux créatifs, pendant lequel on apprend à créer des personnages, décors, la narration en techniques traditionnelle, 2D et 3D, puis les techniques d’animation pour film d’animation et jeux vidéo. Et on a un autre cursus qui est celui de développeur, sur 2 ans, où l’on apprend tout ce qui est technique de programmation basique, et ensuite tout ce qui est technique de programmation pour le jeu vidéo, ainsi que pour les réalités augmentée et virtuelle. J’insiste sur celles-là, car on est peu en France à proposer un cursus qui les concerne : il n’y a pas beaucoup de formateurs, on a la chance d’en avoir un extrêmement qualifié.

Les attendus pour intégrer l’école ?

Pour les créatifs, être à l’aise dans le dessin, avoir de la créativité, de l’imagination et de la ténacité. Il n’y a aucun cursus obligatoire à suivre en amont, on reçoit des gens qui ont fait bac scientifique ou bac horticole. Pour les développeurs, on a besoin de gens qui soient créatifs, qui connaissent déjà la culture du jeu vidéo et qui n’ont pas peur de faire un peu de maths… Une formation scientifique est donc un plus, il n’empêche qu’on a pris des bacs littéraires, et ils se débrouillent très bien !

Vers quoi mènent les formations proposées par Anaten ?

Le cursus permet d’exercer plein de métiers différents, notamment dans l’édition (BDs, mangas, édition jeunesse…) mais les activités reines vers lesquelles conduit Anaten sont surtout liées aux milieux du film d’animation et du jeu vidéo. Et il y a des débouchés ! En France, niveau nombre de studios de films d’animation actifs, on est les premiers au niveau européen et les troisièmes au niveau mondial. Côté production de jeux vidéos, on atteint dans l’Hexagone un chiffre d’affaire de 5 milliards d’euros par an, et il existe actuellement 80 studios de production rien que dans le Grand Sud-Ouest. Enfin, côté studios de réalité virtuelle et augmentée, on est vraiment en plein « boom » : rien que sur Tarbes, aujourd’hui, il y a deux entreprises qui sont en train de se monter dans ce secteur.

Le principe de réunir une équipe enseignante exclusivement composée de professionnels ?

Il était indispensable. On ne peut tout simplement pas faire autrement. Les techniques digitales évoluent constamment, il faut des professionnels qui « baignent » dedans pour pouvoir proposer des formations qui soient vraiment valides. Et l’avantage de cette spécificité, c’est qu’elle nous permet de mettre nos élèves directement en contact des réalités professionnelles : à partir de la deuxième année, on leur propose des projets tutorés, qui aboutissent à une réalisation concrète pour un client. Cela va de la conception d’un logo à une scénographie pour une pièce de théâtre, jusqu’à la modélisation 3D, cette année, de personnages secondaires du film Pinocchio, réalisé par les studios qui ont fait récemment le Petit Prince…

Anaten, le royaume des métiers passion ?

Principalement oui, mais nous offrons aussi, notamment aux développeurs, une formation qui leur permet d’aller vers des débouchés plus « conventionnels », type développement de logiciels d’entreprise. Mais typiquement, on forme des jeunes qui vont porter un « projet » : dans le milieu de l’animation digitale, on voit beaucoup d’entrepreneurs se mettre à leur compte, et se spécialiser dans la conception de scénarios, dans l’élaboration de storyboards, dans le décor pur, ou dans le « Smode » [ndlr : technique de vidéo immersive que l’on projette sur des bâtiments ou sur les murs d’une salle, et qui peut être interactive]. Il faut casser l’idée selon laquelle le dessin ne mène qu’à être « artiste » en galerie, ou à travailler dans le marketing. Les arts ludiques, ou de l’imaginaire, sont très porteurs, et devraient même l’être davantage à l’avenir !

Anaten Arts Narratifs et Technologies Nouvelles
62 avenue Maréchal Joffre
à Tarbes
www.anaten.fr

Portes ouvertes
le 1er février 2020
de 10h à 16h.

Texte / Joseph C.Lacour – Photo / © Yannick ARANA

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