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Le Parkour, de l’art du franchissement d’obstacle

Le mois dernier nous consacrions un premier article à cette discipline méconnue qu’ est le Parkour, ou plutôt mal connue, du fait qu’ elle ait été soumise au grand public via des films qui en faisait un sport exceptionnellement spectaculaire et acrobatique, ce qu’ elle n’ est pas nécessairement…

L’impasse du spectaculaire 

Dans ce premier article, on le disait, nous avions été surpris : où étaient donc les sauts périlleux, les escalades d’immeubles, les voltiges de cascadeur que l’on avait vus dans Yamakasi ou Banlieue 13 ? Le professeur de Parkour du club Shock of Street, dont nous étions venu suivre une séance, avait tout de suite mis le holà : « chez nous, la hauteur maximale à laquelle on s’élève, c’est trois mètres ». Sécurité oblige, mais pas seulement : « on apprend d’abord à améliorer son propre corps, à se faire plaisir au fur et à mesure sur différents objectifs que l’on se fixe à soi-même. On en a des jeunes qui arrivent et qui veulent absolument aller faire les yamakasis sur les toits… On leur répond : tu n’arrives pas à faire un mouvement sur une hauteur de un mètre cinquante, à quoi ça sert d’aller si haut ? ». Un membre du club connaissant bien la philosophie du Parkour ajoute : « Il y en a qui sont au niveau pro, qui font du Parkour depuis des années, et qui ne sont pourtant jamais allés sur les toits. » 

De l’art d’atterrir 

Plutôt que d’apprendre à faire d’énormes sauts, à Shock of Street, on gère d’abord l’atterrissage. « L’objectif, c’est d’éviter les débordements. Si tu donnes des compétences trop grandes à quelqu’un qui n’est pas mentalement prêt, il y a de fortes chances qu’il se fasse mal. Savoir atterrir, fléchir, ne pas courber le dos, si ce n’est pas acquis cela ne sert à rien d’avoir une grosse puissance. On apprend d’abord les bases et on les applique directement sur le béton pour arriver à créer des automatismes. » Car effectivement, les élèves de Shock of Street s’entraîne directement in situ, dans des lieux prévus ou non à cet effet, dans lesquels on peut répéter des gestes simples pour parvenir à les intégrer de manière naturelle.

Avez-vous l’âme d’un traceur ? 

Oui, traceur, car c’est ainsi que l’on nomme celui ou celle qui pratique le Parkour. Si cette discipline vous intéresse, sachez que vous pouvez rejoindre l’équipe de Shock of Street, la seule limite étant l’âge, n’étant acceptés que les pratiquants de 16 ans ou plus. Dès lors, il n’appartiendra qu’à vous de vous y mettre et de tracer votre chemin personnel, que l’on vous souhaite, pour une fois, le plus accidenté possible !

Facebook : Shock of Street – Pau Parkour

Texte : Joseph C.Lacour

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