

La rando-champi est une activité très prisée sous nos latitudes bigourdanes : elle consiste à allier randonnée et cueillette de champignons, le tout suivi d’une bonne poêlée dans les règles de l’art. Voici les 7 commandements du Mag.
L’automne, c’est la saison des champignons, mais il convient d’être précis : la cueillette idéale arrive après une période d’humidité, avec des températures encore douces. Sortir tôt le matin présente plusieurs avantages : la lumière est agréable, il fait bon, les champis sont bien frais, et surtout, vous avez une longueur d’avance sur les autres cueilleurs. Car voici l’une des dures réalités de la chasse aux champis : y en aura pas pour tout l’monde !
Certains champis comme les cèpes, les girolles ou les russules sont associés aux racines de certains arbres (chênes, pins, châtaigniers…). Ne partez pas au pif dans les champs : cherchez plutôt à repérer les forêts, les sous-bois, les zones suffisamment humides, puis à regarder sous les arbres.
Si vous mettez vos champis dans un vulgaire sac plastique, ils vont s’abîmer et même se mettre à fermenter. Pas génial. Prenez donc un panier ; tant qu’à faire, prenez un panier à fond plat pour que vos champignons restent aérés et ne s’écrasent pas. Précis, le Mag !
C’est le commandement le plus important : on ne ramasse pas n’importe quoi. Hors de question qu’un champi bizarre se retrouve dans notre poêlée. Du coup, on embarque avec soi un livret mycologique fiable, et si on a un doute, on s’abstient, et on laisse le champi suspect vivre sa meilleure vie dans sa forêt préférée.
Pourquoi ? À cause de la pollution. Les champis peuvent accumuler des polluants, donc pas de cueillette dans les zones industrielles, les décharges, les bords de routes très fréquentées ou les zones polluées. Mangeriez-vous des tomates qui viennent de Tchernobyl ? Non. Eh bien c’est le même principe.
Une fois rentré, il faut trier la récolte (champis vieux, louches ou destroy : on jette), puis la mettre tout de suite au frigo à 4 °C max. Ensuite, on la mange dans les deux jours. À éviter absolument : laisser le panier pendant trois jours sur la table avant de se faire une omelette. C’est le meilleur moyen de tomber malade.
Ne mangez pas vos champis crus : si l’ANSES recommande une cuisson suffisante, c’est parce que la cuisson élimine certains parasites et bactéries. Ensuite, c’est selon les goûts : ail, persil, omelette, soupe, sauce… Le Mag, en grand amateur de cèpes, vous recommande de rester simple : cuisson à feu vif au début, puis à feu moyen voire doux, un peu de gros sel, et c’est tout. « La simplicité est la sophistication suprême » ! Allez, bonnes randos à tous, et surtout : bon appétit, bien sûr !
Si vous n’êtes pas sûr de votre champi, consultez un pharmacien formé à la mycologie, une asso mycologique (comme l’Association Mycologique de Bigorre), quelqu’un qui s’y connaît… Ne mangez jamais un champignon si vous avez le moindre doute ! Merci !
