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ASM Pau Moto Verte, La moto tout-terrain en son royaume

On a décidé cette quinzaine de vous emmener un peu en dehors des sentiers battus et de s’intéresser à un sport de pleine nature : la moto tout-terrain. Bon, on le reconnaît, l’idée nous a un peu été soufflée par notre partenaire Motomania, mais elle nous a semblé plus qu’intéressante. On est donc allé interroger Bruno Bretagne, président du plus gros club de moto tout-terrain du département : l’ASM Pau Moto Verte. Une association de 120 membres qui n’a pas peur d’entreprendre de grandes choses puisqu’ elle s’est déjà chargée, ces dernières années, d’organiser une manche de championnat du monde de Trial indoor et la prestigieuse Trial des Nations. Mais laissons la parole à Bruno Bretagne, qu’il nous éclaire sur la réalité que recouvre exactement le mot « moto tout-terrain »… 

Le Mag : Vous réunissez à la fois des adhérents qui font des courses de motocross, du trial et de l’enduro, c’est quoi la différence entre ces trois disciplines ? 

Bruno Bretagne : Contrairement à la course de motocross, pour le trial et l’enduro il y a une notion de franchissement d’obstacles. C’est particulièrement vrai pour le trial : en trial, il y a ce qu’on appelle des zones d’obstacles. Quand le pilote entre dans la zone, il ne doit plus poser le pied à terre. Chaque fois qu’il le fait, il a des points de pénalité. A la fin de la compétition, on fait les comptes : celui qui a le moins de points de pénalité a gagné. L’enduro, c’est un mélange entre motocross et trial : en bref c’est une course où il faut aller vite mais aussi franchir des obstacles. Mais, contrairement à la course de motocross, on ne se bat pas contre les autres, on se bat contre la montre : les compétiteurs ont un temps imparti pour faire un parcours de 70 – 80 kilomètres de long (qu’on réalise plusieurs fois au cours de la course), et, tout au long du parcours, il y a des contrôles horaires. On a tant de temps pour rallier les contrôles horaires, si on n’y parvient pas on a des points de pénalités. A la fin de la course, comme pour le trial, on fait les comptes : celui qui a le moins de points de pénalité a gagné. S’il y a des ex-aequos, il y a des épreuves chronométrées pour les départager.

L’ASM Pau Moto Verte est connue pour organiser des compétitions qui font se déplacer un large public. Lesquelles sont prévues cette année ? 

Il est vrai qu’on a pu organiser à Pau des compétitions prestigieuses : en 2015 par exemple, une manche de championnat du monde de Trial Indoor au Zénith, et en 2017, toujours au Zénith, le Trial des Nations, où les deux meilleurs pilotes de 5 pays se sont affrontés… Ces deux événements ont réuni à chaque fois 3200 spectateurs, et ont proposé au public du très grand spectacle. Cette année, on a décidé de souffler un peu, on s’est limité à deux compétitions, une d’enduro classique à Monein et une d’enduro extrême à Licq-Athérey. On s’installe à Monein et à Licq-Athérey parce que ce sont des communes avec lesquelles on travaille depuis quelques années maintenant, et sur lesquelles on trouve des terrains assez accidentés pour y installer une course d’enduro. C’est à peu près le même parcours tous les ans : c’est très réglementé les sports mécaniques de pleine nature, on ne peut pas se permettre d’aller n’importe où. Quand on trouve un parcours, il y a une étude d’impact environnemental qui est faite, c’est validé par l’ONF, par l’ONCFS, par la préfecture… On a trouvé les nôtres [de parcours, ndlr], on y reste.

Justement, concernant l’impact environnemental : où est-il autorisé de rouler en moto tout-terrain exactement ? 

En France la loi est simple : tout est autorisé sauf ce qui est interdit. Donc si il y a un panneau qui interdit la circulation ou s’il y a une barrière qui barre le chemin, on n’a pas le droit d’y aller. Un chemin, c’est une voie ouverte à la circulation au même titre qu’une route goudronnée, il n’y a absolument aucune différence sur le plan légal.

Quand vous dites chemins, vous voulez dire chemins carrossables ? 

Pas forcément. Ce qu’on appelle un chemin, c’est quelque chose qui est cadastré, qu’il soit carrossable ou pas. Un sentier, par exemple, n’est pas cadastré. On ne peut donc pas l’emprunter en moto tout-terrain.

Autre sujet : comment s’organise la vie de club à l’ASM Pau Moto verte ? 

Plutôt bien. On organise pas mal d’activités et on a du monde, à peu près 120 licenciés, dont environ une trentaine d’enfants de 6 à 14 ans. On dispose d’ailleurs d’une « école de moto » avec un moniteur breveté d’état qui s’en occupe. Les jeunes peuvent venir avec leurs motos, et s’ils n’en ont pas on est en mesure de leur en prêter une ainsi que tout l’équipement nécessaire. Quant aux adultes, une moitié d’entre eux sont des compétiteurs, les autres sont plutôt des pratiquants de randonnées de loisir…

Dernière question : quels sont vos prochains événements ? 

La course d’enduro de Monein, qui cette année n’est d’ailleurs pas vraiment une course parce qu’il n’y aura pas de classement, qui aura lieu le 7 juillet, et la course d’enduro extrême de Licq-Athérey, les 14 et 15 septembre prochains. D’ici là, il reste pas mal de travail de préparation et d’organisation, mais pas d’inquiétude : on sera prêts à accueillir les compétiteurs quand il sera temps de le faire.

ASM Pau Moto Verte
5 allée du Grand Tour à Pau
bruno.bretagne@sfr.fr
www.asmpaumv.fr

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