

Aujourd’hui, il pleut, il mouille. C’est la fête à la grenouille. Quelle embrouille ! Le Mag devait partir en vadrouille, car les balades nous servent d’antirouille, et les fourmis que l’on a dans les jambes nous chatouillent. Mais où aller, avec toute cette gadouille ?
Qu’à cela ne tienne : armons-nous de notre plus beau parapluie et allons faire un tour dans les rues de Tarbes, histoire de présenter à nos lecteurs bien-aimés quelques particularités locales remarquables de notre inimitable capitale départementale.
Dans la rue Brauhauban se trouvent plusieurs lieux chargés d’histoire. Il y a notamment la maison natale de Théophile Gautier : oui, l’immense poète de la langue française est né à Tarbes ! Une plaque commémorative est visible sur l’immeuble situé au numéro 23. À quelques mètres, au numéro 31, on trouve la maison natale de Bertrand Barère, homme politique et juriste de la Révolution française. Un peu plus loin se dresse l’église Saint-Jean, avec son magnifique retable composé de sculptures de Jean Brunelo et de toiles de Bruno Schmeltz, deux artistes locaux à l’immense talent.
Rejoignons à présent la rue Lamartine pour jeter un œil à l’ancien Dépôt de Sangsues : l’inscription est encore visible sur le mur décrépit. Il n’y a pas si longtemps, on utilisait ces bestioles pour traiter de nombreuses afflictions comme l’hypertension, la migraine, les douleurs articulaires, la fièvre, la dépression… Aujourd’hui, ce savoir n’est pas oublié : on se sert de la sangsue médicinale (Hirudo medicinalis) dans des domaines comme la microchirurgie ou la chirurgie reconstructrice. Et ouais.
En plus de Théophile Gautier, deux autres grands poètes français ont passé une partie de leur jeunesse à Tarbes, avant de rejoindre la capitale. Bizarre : ils sont tous deux nés en Uruguay, à Montevideo, et sont tous deux morts en pleine jeunesse. Il s’agit de Jules Laforgue, mort à 27 ans, et d’Isidore Ducasse, alias le comte de Lautréamont, mort à 24 ans. Au Jardin Massey, une statue de Jules Laforgue nous rappelle son souvenir ; quant à Ducasse, un lycée professionnel porte son pseudonyme : « Lautréamont ».
C’est une figure indissociable de la ville de Tarbes. Une statue à son effigie est placée devant le 1er RHP, et une des rues principales de la ville porte son nom. Mais savez-vous réellement qui était le Maréchal Foch ? Pour découvrir la vie de ce héros de la Première Guerre mondiale, le mieux à faire est de visiter sa maison natale, située au 2, rue de la Victoire, à deux pas de la place Verdun. Historique.
Le cloître du Jardin Massey cache une drôle de légende, illustrée par une sculpture singulière : pendu à un gibet, un petit bonhomme est soutenu au niveau des pieds par un saint. Cette œuvre représente une scène qui s’est déroulée sur le chemin de Compostelle : injustement accusé de vol, le fils d’un pèlerin a été pendu devant son père. Ce dernier, inconsolable, a continué sa route jusqu’à Compostelle ; au retour, surprise : son fils était encore en vie ! C’est Saint Jacques en personne qui l’a soutenu par les pieds pour ne pas qu’il trépasse. Happy end !