

Aujourd’hui, direction les hauteurs de Soulom et Pierrefitte-Nestalas, dans le sud-ouest du département, pour une petite balade tranquille.
Départ : chapelle de Notre-Dame-de-Piétat. Arrivée : chapelle de Pouyaspé. D’une chapelle à l’autre. Faut-il y voir un signe ? La belle chapelle m’appelle-t-elle ? Maybe.
Nous démarrons donc la marche depuis la chapelle de Piétat, à Soulom. Une magnifique Pietà est installée au-dessus de la porte d’entrée. Question : y a-t-il un lien entre « Piétat » et « Pietà » ? Dans « Notre-Dame-de-Piétat », « Piétat » signifie « pitié » en patois local ; quant à « Pietà », qui veut dire « pitié » en italien, c’est le terme utilisé pour désigner la célèbre représentation de la Vierge Marie tenant sur ses genoux le corps du Christ après la crucifixion. Les deux termes sont donc liés. Votre Mag préféré vous fait rêver, voyager, vous emmène en balade, et en plus, il vous apprend plein de trucs ! Veinards !
Nous empruntons un charmant petit chemin qui monte vers Uz. C’est rigolo, un village qui s’appelle « Uz » : on se demande s’il est peuplé de buses et de muses qui usent de ruse et diffusent des airs de cornemuse. Qu’est-ce qu’on s’amuse ! Figurez-vous qu’un chien nous a accompagnés pendant toute notre balade : il s’est joint à nous juste avant Uz, nous a menés à la chapelle de Pouyaspé, puis nous a suivis au retour avant de nous quitter à l’endroit même où nous l’avons rencontré. Il était très sympa, on aurait dit un mélange bizarre entre un chien de berger et un husky, et cette histoire entre lui et nous fut aussi étrange qu’éphémère et agréable.
Eh bé ! Nous voici déjà devant la chapelle de Pouyaspé. C’est ici que vécut pendant 13 ans saint Savin, un Espagnol de noble famille qui choisit ce coin de Bigorre pour vivre en moine ermite. De nombreux miracles lui sont attribués, et son tombeau est devenu le maître-autel de l’abbatiale du village qui porte son nom. La chapelle de Pouyaspé a été construite à l’endroit même de son ermitage. « Pouyaspé » signifie « promontoire abrupt », ce qui caractérise parfaitement la chapelle : elle est située sur un promontoire, dans un endroit escarpé. CQFD. Saint Savin est mort un 9 octobre ; depuis, les pèlerins se retrouvent chaque année à cette date pour lui rendre hommage ici même. Belle histoire.
En redescendant, on croise un panneau « Là se désaltérait Savin », qui pointe vers une petite source. C’est le genre de détail qui permet de s’immerger dans l’histoire et d’imaginer quelle put être la vie de cet homme qui vécut seul dans ce coin isolé. On termine tranquillement notre balade et on rentre à la maison pour faire les comptes : on a marché 5,4 km avec 370 m de dénivelé, pour une durée totale de 4 30. Cette durée comprend les pauses, le repas, le café… Si vous êtes aussi pressés qu’énervés, vous plierez cette balade en 2h30 ou 3h facile. Chacun son style, hein !