

Une petite balade autour de Payolle les pieds dans la neige, ça vous dit ? Mettez les gants, enfilez les bonnets, et suivez le guide !
Pour cette première balade de l’année, le Mag vous emmène marcher tout en douceur sur les pentes pyrénéennes. Direction le courtaou « Les Esclozes ».
Y a d’la neige ! Quand tout est blanc comme aujourd’hui, autant le ciel que la montagne, notre esprit a plus de facilité à se reposer. On est envahis de calme, de sérénité, comme si le fait d’être privés de couleurs vives permettait de mettre momentanément le cerveau en position « détente ». Oui, mais une fois garés à l’entrée de Payolle, on se rend compte qu’il n’y a pas suffisamment de neige pour faire ce qu’on avait prévu, c’est-à-dire une randonnée en raquettes. Pas grave, on fera comme d’habitude : on marchera avec nos pieds !
Le chemin est plat, facile et doux. Marcher dans quelques centimètres de neige est très agréable, contrairement à marcher dans un mètre de poudreuse. Inconvénient : il devient très facile de se perdre, vu que tout est blanc. Pas de panique : au premier croisement, un panneau nous indique la direction des Esclozes. Au loin, le Pic du Midi projette fièrement son antenne géante vers les nuages. Nous voici au courtaou d’Artigussy ; un « courtaou », c’est un lieu dédié aux vachers qui passaient la belle saison dans les estives. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines. Les nombreux leytés, petits édifices de pierre qui servaient à conserver le lait, témoignent d’une ancienne activité pastorale relativement importante.
Nous longeons tranquillement l’eau de la Gaoube. À la surface, la glace dessine de splendides motifs : on dirait des sortes de méduses gelées qui flottent, des genres d’extra-terrestres intergalactiques venus du fond des âges… Tiens, il y a du houx ! Savez-vous pourquoi les feuilles de houx, spécialement les plus basses, sont munies de piquants ? C’est pour éloigner les animaux gourmands qui auraient l’idée de dévorer leurs belles baies rouge vif. Eh oui.
Nous voici au courtaou des Esclozes. Les cabanes sont en ruines, sauf une qui a été rénovée pour accueillir les randonneurs. Nous grimpons ensuite vers la cabane de Sarroua, qui se trouve quelques kilomètres plus loin. La pente s’accentue, mais elle reste tout à fait accessible. On casse la croûte dans la cabane ; l’étage s’ouvre sur la partie basse de la maison, où se reposaient les bêtes ; cela permettait aux hommes qui dormaient en haut de profiter de la chaleur dégagée par le bétail. Pas bête ! Allez, c’est l’heure de rentrer ; on fait une petite boucle, on redescend par la forêt, et nous voici revenus au point de départ avec 10,5 kilomètres de plus dans les mollets. Ne traînons pas, car il fait froid ; ce soir, c’est une soupe, et au lit !
