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« Débranche ! » Le droit à la déconnexion dans le cadre du télétravail

« Le télétravail n’est pas une option ! » : cette phrase de la Ministre du Travail Elisabeth Borne a fait grand bruit : tant que le coronavirus sera là, le travail se fera autant que possible à la maison. Cela signifie-t-il pour autant une fusion totale entre les sphères professionnelles et personnelles ? Non.

Et certains professionnels de la santé, déjà bien avant le Covid, tiraient la sonnette d’alarme : car si l’on peut, désormais, se connecter depuis chez soi à sa boîte mail professionnelle, n’y a-t-il pas risque que l’on ne parvienne plus à en « décrocher » ?

Tous addicts !

Les risques d’une connexion permanente sont aujourd’hui bien cernés, les études sur l’addiction aux écrans étant de plus en plus nombreuses et semblant trancher dans le sens de menaces claires, parmi lesquelles dépression, troubles du sommeil, pertes de l’estime de soi, etc. Evidemment, le fait que vous télétravaillez ne signifie pas que vous êtes addict aux écrans, mais les deux problématiques sont connexes.

Un droit

Sur le plan professionnel, la déconnexion est un droit, même si sa définition dans le Code du Travail n’est pas parfaitement explicitée. Il n’empêche que la jurisprudence permet d’en déterminer les limites, lesquelles s’appliquent dans le cadre du télétravail : un employé a le devoir d’être connecté pendant ses heures de travail, il a le droit de se déconnecter en dehors de celles-ci. On ne fait pas plus simple. Naturellement, pendant ses heures de travail, il a par ailleurs le droit de faire des pauses, qu’il soit chez lui ou dans son entreprise.

NAO

Le chef d’entreprise, par ailleurs, a des obligations concernant le droit à la déconnexion : si son entreprise compte dans ses rangs un délégué syndical désigné, il est tenu d’organiser une Négociation Annuelle Obligatoire, lors de laquelle il est important de poser la question du « droit à la déconnexion ». Il ne faut pas oublier, à ce moment-là, que la connexion permanente peut être une source importante de « burn-outs », lesquels sont à éviter absolument pour la santé des salariés, mais aussi pour la santé de l’entreprise ! Et les chefs d’entreprise ne doivent pas perdre de vue non plus qu’ils ont, eux aussi, le droit à la déconnexion : en se réservant du temps pour leur vie de famille et pour leurs loisirs, ils préservent leur santé psychique, et donc leur force de travail. Bon pour eux, bon pour leurs collègues, et bon pour leur entreprise !

Si vous voulez en savoir plus sur ces questions, ou si vous souhaitez être accompagnés, n’hésitez pas à solliciter l’ASMT !

8 Rue Latil 65000 Tarbes – Tél. 05 62 93 81 81

www.asmt65.fr/sensibilisation

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