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  • Bigorre Mag

Le Mag de Pâques !

Chers lecteurs, vous avez fait quoi, vous, l’an dernier, pour Pâques ? Rien ? Nous non plus. Et il y a deux ans ? Rien ? Nous non plus. Cette année, pour le week-end pascal, pas de confinement, pas de couvre-feu, pas de fermeture des commerces, bars et restos : tout a l’air d’être (plus ou moins) revenu à la normale. Alors ? Vous faites quoi, pour Pâques ?

Le week-end de Pâques est un moment charnière dans le calendrier : on vient de passer à l’heure d’été, les journées s’allongent à vue d’œil, la page hivernale est définitivement tournée… Oui, mais Pâques, très chers amis, c’est bien plus qu’un week-end de trois jours passé à buller sous le soleil printanier : c’est aussi des traditions, des fêtes, des évènements, des commémorations… Grâce au Mag, devenez incollables sur le sujet. Ou presque.

Un peu d’histoire

Dans la tradition chrétienne, la fête de Pâques célèbre l’épisode de la résurrection. Or, chez les Juifs, la Pâque (au singulier cette fois) commémore l’exode du peuple hébreu hors du sol égyptien. Alors pourquoi les deux fêtes se chevauchent et portent le même nom, si elles n’honorent pas les mêmes évènements ? L’explication est simple : c’est lors des festivités de la Pâque juive qu’eut lieu, selon les chrétiens, la Passion du Christ. Ceci dit, depuis toujours et sous diverses formes, la majorité des peuples et civilisations du monde a célébré l’équinoxe printanier qui correspond au retour de la vie, du soleil, des récoltes et de l’espoir, après de longs mois d’hiver souvent synonymes de désolation. Nombre de légendes et traditions, à travers le monde et les cultures, symbolisent ce renouveau et illustrent de manière plus ou moins imagée cette victoire de la vie sur la mort. Voyons-en ensemble, lecteurs curieux et attentifs, quelques exemples dans le chapitre suivant.

Nouveau départ

Lorsqu’une légende printanière raconte par exemple l’histoire d’un dieu qui revient (ou qui renaît, ou qui enfante…), on saisit assez facilement l’allégorie avec la nature qui démarre un nouveau cycle et devient à nouveau fertile. Mais il y a des cas où, très franchement, on ne voit pas trop le rapport avec le sujet : par exemple, sur l’île grecque de Corfou, à Pâques, il est d’usage de balancer des pots en argile par la fenêtre. Comme ça. Paf. Sur le trottoir. En Pologne, pour fêter Pâques, on s’arrose mutuellement dans la rue, et dans certains pays de l’Est (Slovaquie, République Tchèque…), les garçons mettent des coups de fouet sur les fesses des filles dans l’espoir d’être invités chez elles… Vous trouvez ça étrange ? Restez humbles : qu’est-ce que vous avez l’habitude de faire, vous, à Pâques ? Acheter des lapins en chocolat et les planquer dans le jardin, c’est bien ça ? Vous voulez en venir où, exactement, avec ces histoires d’œufs, de cacao, de cloches, et de lapins ? Ah, vous ne savez pas ? Nous, on sait : réponse dans le prochain paragraphe grâce au Mag, véritable puits de science pascale en chocolat (le puits, en chocolat, pas la science. Ni Pascale).

Un truc qui cloche

Figurez-vous qu’il y a plus de 5000 ans, les Égyptiens, les Perses et les Romains avaient déjà l’habitude de s’offrir des œufs pour fêter le retour du printemps. Cette tradition, qui traverse les âges depuis des temps immémoriaux, s’explique par le symbole de fécondité que représente l’œuf. L’œuf, c’est la vie, la renaissance, le renouveau, en un mot : le printemps. OK, mais pourquoi en chocolat, les œufs ? Et bien après de longues recherches approfondies, la rédaction vous le donne en mille : parce que le chocolat, c’est bon. Et que quand on s’est aperçu qu’on pouvait vider un œuf pour l’emplir de chocolat, on a trouvé que c’était tellement une bonne idée qu’on n’a plus jamais cessé de le faire jusqu’à aujourd’hui. Tout simplement. Et les cloches, alors ?
Voilà : à partir du jeudi Saint, les cloches se taisent pour marquer le deuil, puis se font entendre à nouveau le jour de Pâques afin d’annoncer la résurrection. Nous avons mené l’enquête : d’après une source sûre, il apparaît que les cloches partent en voyage à Rome pour se faire bénir par le Pape, avant de revenir avec du chocolat pour tous les enfants. Voilà, tout s’explique, tout se tient, tout ça est d’une logique absolument implacable. Affaire classée.

Lapin malin

Dernier mystère à résoudre : pourquoi le lapin ? Le printemps, vous l’avez compris, est célébré depuis toujours comme le symbole du retour de la vie et de la fertilité. Et pour symboliser la fertilité, quel animal est mieux placé que le lapin ? D’ailleurs, savez-vous ce que faisaient les Grecs pour déclarer leurs sentiments ? Ils ne s’invitaient pas au resto, non : ils s’offraient un lièvre. La symbolique vient sûrement – ou du moins en partie – du fait qu’une lapine peut donner naissance à une très nombreuse progéniture en très peu de temps. Pour l’anecdote, en Australie, ce n’est pas un lapin qui amène les œufs en chocolat aux enfants, mais un « bilbi », un marsupial moitié rat moitié chauve-souris, avec des poils, des grandes oreilles, un long museau, une très longue queue et des énormes pattes arrières qui lui donnent des faux airs de kangourou des égouts. Alors, les enfants ? Qui veut un « bilbi » comme meilleur copain pour partager ses œufs en chocolat ? Envoyez vos candidatures à la rédaction qui transmettra.

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