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  • Bigorre Mag

Lédura Kuir : Love me tender, love me true

Les coups de foudre, vous connaissez ? Nous, ça nous est arrivé sur un marché des antiquaires de Bagnères, un dimanche matin. On tombe par hasard sur le stand de Lédura Kuir : et l’on a peine à dire précisément notre émotion. Oui, c’est kitsch. Oui, c’est beau. C’est kitsch et beau à la fois.

Pourquoi c’est kitsch ? Parce que les œuvres Lédura Kuir, c’est souvent (mais pas toujours) un réemploi de vieux canevas chinés de droite et de gauche, et que les canevas, on s’entendait encore récemment à dire que c’était passé de mode (quoique). Pourquoi c’est beau ? Parce que de ces anciens canevas, il est fait un « recyclage » chargé de tendresse, et d’humour aussi, et de merveilleux pas moins. Ressuscitant une sorte d’imaginaire foisonnant de l’enfance réinterprété avec drôlerie, chaises, poufs, peluches, vestes, tout, chez Lédura Kuir, est dans le même ton, et tout raconte la même belle histoire d’un réenchantement de ce qui, à nouveau, prend vie…

… en y mettant de la Pooo-ééé-siiie !

La créatrice derrière Lédura Kuir, elle s’appelle Sylvie. Il est hors de question de dévoiler ici les détails de son intimité : mais quelle vie ! Sylvie est de ces personnes qui vivent dix existences en une, et qui en tirent une personnalité originale et (osons le dire) attachante. La poésie de ses broderies et de ses petits personnages canevassés, recousus dans des scènes de son invention, elle la tire bien entendu de la richesse des expériences vécues. L’humour et la sympathique irrévérence, c’est du bonus !

Au bout du conte

Dans ces canevas croisés, des histoires se racontent. Une ancienne scène de chasse à courre devient les aventures du « cerf Paulo qui se prend pour Frida Kahlo » ; sur ses vestes, Sylvie réinvente les amourettes d’Aurélien (un p’tit gars bien !) et de Mauricette, toujours interrompues par les mouettes (même si celles-ci peuvent à l’occasion ressembler à des flamants roses) ; les nounours forment famille, les petites poupées de chiffons sont des « bouboulinettes » et sentent bon la lavande. « C’est mes petits trucs » nous glissera Sylvie.

Un monde !

Vous avez quelques images, bon. Nous, on vous invite surtout à aller jeter un œil à la page facebook Lédura Kuir : vous en trouverez davantage. Et vous aurez l’occasion de savoir où trouver Sylvie, au gré des marchés auxquels elle participe. On se permet de le dire : nous, on adore ce qu’elle fait. C’est un monde, quoi. Et l’on est sûr que, vous aussi, vous prendrez autant de plaisir qu’on en a eu à y entrer…

Facebook : Lédura Kuir

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