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  • Bigorre Mag - Béarn Mag

Tourisme Je t’aime, moi non plus…

D’accord, on tend sans doute le bâton pour se faire battre. Les Hautes-Pyrénées, chacun le sait, c’est un département TOURISTIQUE (!), dont l’économie dépend grandement des dépenses qu’y font les VISITEURS de passage quand ils s’y arrêtent en VACANCES (!). Oui, on sait, on sait… N’y a t-il pour autant rien à redire ?

C’est ton d’Estaing ?

Bon bon bon. On en parle du Lac d’Estaing ? Cet été, le «spot» était envahi de camping-cars, lesquels ne sont pas autorisés à s’y installer depuis… 1993. On a compté, par jour, jusqu’à une centaine de véhicules sur les berges du lac (sur les berges, oui…). Les gendarmes ont été plusieurs fois dépêchés sur place pour évacuer tout ce beau monde, rien n’y a fait : l’endroit n’a pas désempli.

Emporté par la foule…

Des endroits surpeuplés, dans les Hautes-Pyrénées, on en connaît : Gavarnie, lac de Gaube, Pont d’Espagne… etc. Pour les randonneurs agoraphobes, il existe heureusement des sentiers moins fréquentés. Mais là n’est pas le problème : car la question du tourisme trouve parfois des connexions malencontreuses avec celle de la pollution. Au lac d’Estaing, certains touristes ne se sont pas gênés cet été pour allumer des feux, pour vider directement le contenu de leurs toilettes chimiques sur le sol, pour laisser traîner des ordures… Sur les réseaux sociaux, les témoignages de randonneurs constatant la présence de déchets en montagne semblent eux aussi de plus en plus nombreux. Heureusement que certains d’entre eux se mobilisent pour emporter avec eux ce que d’autres ont laissé !

Monomanie


Il est vrai que le tourisme fait vivre beaucoup de monde en Bigorre… Nous sommes heureux, d’ailleurs, que l’été ait été aussi bon en terme de fréquentation ! Cependant, n’y a-t-il pas un risque à engager l’économie d’un département dans la voie de la «spécialisation» ? Lourdes peine à se relever de la morosité de ces derniers mois. La France, du fait du Covid, a décidé de diversifier de nouveau sa production, pour retrouver sa «souveraineté économique». Dans les Hautes-Pyrénées, des réflexions autour de cette question ne devraient-elles pas être engagées ?

Venez comme vous êtes, sans votre incivilité


Pour conclure, un cri du cœur : touristes, on vous aime ! Et bien sûr que l’on apprécie partager la beauté de notre département avec d’autres ! Mais pour que celle-ci subsiste, et pour que par ailleurs les Bigourdans vivent toujours dignement, il y a peut-être des ajustements à faire ! Voilà, fermez les bans, et, naturellement, pas le département…

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