

Oyez, jeunes gens ! Parcoursup va bientôt ouvrir,l’heure des choix approche à grands pas. Pour vous guider dans ce labyrinthe, le Mag a rencontré Valérie Patanè, enseignante au parcours hors norme.
Valérie Patanè est hyperdiplômée, multilingue, avec un solide parcours international. Elle vit à Lourdes depuis deux ans ; elle dirige son propre institut – l’Institut du 22 Janvier – et enseigne dans plusieurs écoles de commerce. Interview.
C’est une formation qui correspond à la personnalité du futur étudiant. Il ne faut surtout pas penser à un modèle imposé (par exemple par la structure familiale), mais vraiment voir ce qui motive le candidat. Il faut également se projeter, afin de trouver une juste mesure entre un marché du travail en constante évolution, et les envies profondes que l’on a. Beaucoup d’universités font des journées portes ouvertes : je recommande aux élèves de Terminale de s’y rendre le plus possible, afin de se confronter aux études supérieures. Il y a aussi les Salons, et il est également possible de faire des stages pendant les vacances.
Selon vous, quelles sont les compétences indispensables à avoir dès la sortie du lycée ?
Il faut maîtriser les fondamentaux : le français, les maths… et penser aussi aux nouvelles matières qui arrivent, comme l’Intelligence artificielle. Il ne faut pas hésiter à aller à l’école de la vie : faire des jobs alimentaires à partir de 16 ans peut permettre de découvrir le monde du travail sans trop s’y engager.
Il faut s’y intéresser, mais il ne faut surtout pas se dire « maintenant que l’IA est là, je vais arrêter d’apprendre ». J’ai énormément d’étudiants qui me disent « Moi, je n’apprends plus, puisque bientôt tout sera fait par Intelligence artificielle ». L’IA n’est pas une fin, mais un moyen mis à notre disposition. Il ne faut pas se dire que ça va compenser le travail qu’on demande à tout étudiant.
Il y a un gros manque au niveau de la méthodologie ; c’est pourquoi beaucoup de gens sont en réorientation dès le début du mois de janvier. Il y a un changement de paradigme entre le lycée et le supérieur ; on se retrouve dans un autre monde. Par exemple, la prise de notes est quelque chose que l’on fait très peu au lycée ; du jour au lendemain, l’étudiant doit prendre des notes, il se retrouve dans des classes beaucoup plus grandes… Il est important de se préparer à ces changements.
Cela m’a montré à quel point le savoir est quelque chose d’infiniment précieux. Beaucoup d’étudiants prisonniers me disaient « Vos cours sentent la liberté ». Je pense qu’il faut être privé de tout pour comprendre que le savoir est une richesse. Parfois, quand j’ai des étudiants en école de commerce qui sont peu motivés, je leur parle de mes anciens étudiants en prison ; je leur dis que quand les vacances arrivaient, ils étaient tristes car c’était la fin des cours. J’aime bien pouvoir « emmener » ces prisonniers dans mes cours d’écoles de commerce.
C’est une région qui m’attirait depuis pas mal d’années. J’étais venue en pèlerinage en famille quand j’étais petite. Et puis en 2020, j’ai eu la chance d’être confinée par hasard dans un monastère proche de Lourdes, à Saint-Pé-de-Bigorre, et je me suis dit que j’allais revenir, car c’est une région où j’ai trouvé un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, entre ville, campagne et montagne. Au moins une fois par mois, je pars faire une randonnée dans les Pyrénées.
En fin de cursus, on a la possibilité de changer d’école : il ne faut pas hésiter à aller voir les autres écoles, les autres universités, et surtout ne pas hésiter à partir à l’étranger dès que l’opportunité se présente. Quand on est jeune, partir le plus possible est une belle manière de se cultiver.
Merci, Valérie, pour ces précieux conseils ; quant à vous, jeunes amis lecteurs, le Mag compte sur vous pour choisir une formation alignée avec vos aspirations profondes. C’est l’une des clés de la réussite !
www.institut-du-22-janvier.fr – Mail : institut.du.22.janvier@gmail.com