

Face au désintérêt croissant des jeunes pour la vie politique, certains ont décidé de prendre les choses en main. Interview de Valentin Rouby, délégué général de l’association Hémicycle France.
Qu’est-ce que la « politique » ? Il s’agit de ce qui est relatif à l’organisation d’un État et à l’exercice du pouvoir. Autrement dit : si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe de toi !
Valentin, 19 ans, est né à Tarbes, où il prépare actuellement un bachelor en Gestion des entreprises et des administrations. Parallèlement, il est délégué général de l’association Hémicycle France ; il est aussi activement impliqué dans la vie politique tarbaise. Pourquoi avoir rejoint le projet Hémicycle France ? « C’est l’observation de la société qui m’y a emmené, notamment le désintérêt d’une majeure partie de la population vis-à-vis de la politique, qui est un domaine qui m’a toujours intéressé. En rejoignant cette association, j’ai découvert que la promesse était géniale, et que les pratiques et la mise en œuvre l’étaient aussi ».
Valentin participe activement aux projets de l’association, dont le but est de convaincre le plus de jeunes possible à s’intéresser à la politique. Quelles sont les actions mises en place dans les Hautes-Pyrénées ? « Nous avons déjà interviewé Jean Glavany, ancien ministre et secrétaire d’État ; on souhaite organiser des rencontres avec d’autres responsables politiques, et pourquoi pas réaliser des événements comme des simulations parlementaires, des travaux à portée publique ». Est-ce que l’association est ouverte à tout bord politique ? « Bien sûr ! Quand nous sommes dans notre rôle associatif, nous faisons abstraction de nos propres couleurs. Nous agissons dans le but de réconcilier la jeunesse avec la politique ».
À qui s’adresse le projet Hémicycle France ? « Tout le monde peut nous rejoindre. Pour ça, il suffit de se rendre sur notre site, ou de me contacter directement par mail (voir adresse ci-dessous, NDLR) ». Comment se situe la jeunesse d’aujourd’hui, par rapport à la question politique ? « Elle s’en désintéresse et s’en désolidarise, même si une partie reste engagée, notamment dans les partis les plus radicaux. L’enjeu est de savoir parler à cette jeunesse, qui représente le futur de la nation ». Comment s’y prendre ? « Nous agissons avec nos moyens : nous misons sur la communication, notamment via TikTok, et cela fonctionne. Le bouche-à-oreille peut aussi faire germer un intérêt, qui peut ensuite se transformer en participation. Cela passe aussi par les médias, la parole publique… C’est un effort collectif. »
Le monde politique souffre d’une très mauvaise image, spécialement auprès des jeunes : « La plus grande difficulté, c’est les stéréotypes : la politique est vue comme un milieu très négatif. Notre objectif est de montrer que l’on peut arriver à changer des choses, et que la jeunesse doit participer, car c’est son avenir qui est en jeu ». Merci, Valentin, pour votre implication : le Mag est rassuré de voir qu’une partie de la jeunesse garde espoir, et qu’elle agit en conséquence. Bonne continuation !
hemicycle.org – Mail : valentin.r@hemicycle.org
Instagram – TikTok

P12 335 VALENTIN 01