

En février, l’Office de Tourisme de Tarbes présentait les œuvres aussi personnelles qu’originales de Guillaume Boisson. Vous n’avez pas pu vous y rendre ? Pas de panique : le Mag vous offre une séance de rattrapage.
Dans son atelier de Préchac, Guillaume Boisson sculpte exclusivement le buis, un bois dense qui n’est travaillé que par très peu d’artistes. Aujourd’hui, dans les Pyrénées, l’existence du buis est gravement menacée par la pyrale du buis, ce qui confère aux œuvres de Guillaume une dimension supplémentaire.
Lorsqu’on découvre les œuvres de cet amoureux de la nature, c’est comme si l’on pénétrait dans un nouvel univers. Ses sculptures, fines, délicates et dressées vers le ciel, semblent onduler au gré de vents imaginaires, guidées par l’inspiration onirique de leur auteur. Au milieu de l’exposition, le Mag avait l’impression de se trouver dans un environnement aquatique où tout se meut lentement et de manière poétique : chaque œuvre, tournée vers le soleil, semblait danser comme des algues subtiles ou des corails sensibles. Tout simplement splendide.
Les œuvres de Guillaume reflètent sa grande sensibilité. Comme tous les artistes pleinement immergés dans leur art, il œuvre dans la solitude de son atelier bigourdan, où il évolue comme un poisson dans l’eau, totalement étranger à l’aspect promotionnel de son art. C’est ainsi : les pépites demeurent cachées, elles brillent dans le secret. Pourtant, quand elles sortent de leur tanière, ses œuvres font mouche ; elles touchent non seulement le public, mais aussi les professionnels : depuis qu’il a découvert ce don de sculpture il y a sept ans, Guillaume a déjà remporté plusieurs prix, dont le prestigieux Grand Prix de la Ville de Talence, le Prix du Cercle des Amis de l’Art, ou encore diverses récompenses lors de concours tels que Remp’Arts à Bayonne, ou Brouillarta à Biarritz.
Depuis l’enfance, Guillaume est attiré par le buis, qu’il considère comme sacré : « En montagne, il y avait des forêts de buis avec beaucoup d’oiseaux, d’insectes… c’était très vivant. Jamais je n’aurais osé en couper, ça aurait été un sacrilège pour moi ». Il y a quelques années, il a découvert quelque chose de très étonnant : son nom de famille, « Boisson », ne vient pas, comme on aurait pu s’y attendre, de l’univers de la boisson, mais de celui du bois : « Ça vient de “petit bois” : j’ai compris qu’à l’époque où l’on attribuait des noms, mes ancêtres travaillaient peut-être avec des fagots de buis, par exemple pour les planchers du coin. Ça m’a encouragé à me lancer dans la sculpture ». Et ce n’est pas tout : son prénom est également concerné : « Un “guillaume” est un petit rameau. “Guillaume Boisson” est donc un double aptonyme (un aptonyme est un nom qui reflète l’occupation de celui qui le porte, comme un dentiste qui s’appellerait Mr Molaire) ». Incroyable, non ? Amis lecteurs, le Mag vous incite vivement à aller découvrir le travail de Guillaume sur Internet, et la prochaine fois qu’une expo présentera ses œuvres à deux pas de chez vous, ne manquez pas de vous y rendre : vous ne le regretterez pas. Merci, Guillaume !
Instagram : guillaume.boisson65400 – Mail : guboisson@laposte.net
