

Le Mag a eu un coup de cœur artistique. Et vu que nous partageons tout avec vous, lecteurs bien-aimés, nous tenions absolument à vous en parler. Voici ÔZAM !
Les artistes parlent souvent d’eux-mêmes. Par ce biais, ils nous donnent la possibilité de nous retrouver dans leurs états d’âme, leurs sentiments, leurs idées, comme dans le reflet du miroir. Pour son premier album, prévu pour novembre prochain, ÔZAM a choisi une tout autre méthode : parler de la vie des autres.
Originaire d’Île-de-France, ÔZAM, 28 ans, vit aujourd’hui à Lourdes : « J’ai eu envie de venir ici pour le contexte, la beauté de la nature, la générosité des gens ». Il s’est mis au service du Sanctuaire ; parallèlement, il chante ses propres compositions en s’accompagnant à la guitare dans un style qui navigue entre chanson française, ballade et poésie. Voici une définition de sa musique en quelques mots : douceur, mélodies accrocheuses, sourires, sincérité et authenticité. Ni plus ni moins.
Lors de sa tournée Correspondance II, ÔZAM a développé un concept aussi original qu’intéressant : « À la fin de chaque concert, je donnais des cartes postales aux spectateurs. Je leur demandais de m’écrire des anecdotes de vie : des amours perdus, des moments de lucidité, des histoires de famille, un voyage, une phrase, une citation… ». Il expliquait au public qu’il avait besoin de ces témoignages pour créer le fil conducteur d’un album et d’un spectacle : « Je leur disais que s’ils ressentaient l’envie ou le besoin de me partager quelque chose, je le mettrais en musique avec joie, afin d’essayer de traduire la réalité de plus de monde possible ».
Comment est venue cette idée ? « J’avais un peu commencé lors de la tournée précédente, en demandant aux gens d’écrire une carte à eux-mêmes. Comme j’avais eu de bons retours, je me suis dit qu’ils auraient peut-être envie de partager un peu de leur vérité et de leur sincérité, pour que je puisse ensuite les matérialiser en musique ». Lorsqu’il distribue ses cartes à la fin des concerts, ÔZAM est clair dans sa démarche : « L’idée n’est pas de me féliciter ou de décrire l’ambiance du soir, mais vraiment de partager une anecdote de vie. Je pense que ça correspond à un besoin de l’époque : vivre notre humanité et se rassembler ».
ÔZAM s’est ainsi constitué un véritable trésor, composé de très nombreux témoignages : « J’ai récupéré 257 cartes postales. À présent, l’idée est de mettre tout ça en musique ». Qu’avez-vous ressenti en lisant ces messages ? « J’ai été touché par la profondeur de ce qui est dit. Je pense par exemple à une citation : “La vie est un mystère à vivre, pas un problème à résoudre” ». À partir de cette matière première, il donne naissance à des chansons qui sont, finalement, le fruit d’un travail collectif : « J’ai toujours considéré que le concert commence avec la dernière note de musique, quand je discute avec les gens. Je leur dis : “j’ai passé une heure et demie à chanter, j’ai bien envie de vous écouter aussi !”. Cultiver nos talents, approcher l’autre et le regarder avec amour relève du message de l’Évangile : il ne faut pas avoir peur d’approcher cette vérité, et de l’expérimenter en se confrontant à la réalité du monde. Mon choix est de le faire en musique ».
Pendant sa tournée, lors d’un concert en Seine-et-Marne, ÔZAM est interpellé par l’attitude d’un homme dans le public : « Il était très fermé, les bras croisés, j’avais du mal à voir son regard. J’étais très soucieux de savoir si le concert lui plaisait ou non. Et puis à la fin, il a pris une carte et m’a écrit ce mot : “Enfance perdue, mari divorcé, père reconstitué, homme heureux. Merci pour ce soir”. J’ai trouvé ça très beau qu’un homme prenne le temps de m’écrire ça, et de me donner ce message en me regardant dans les yeux ». En captant la sensibilité de son public pour ensuite la fusionner avec la sienne, ÔZAM a trouvé une alchimie particulièrement efficace.
Actuellement, ÔZAM est en phase d’écriture : « Je rentre en studio à partir de juillet pour faire les prises de son. Il y aura entre 9 à 12 titres, avec un lien de la première à la dernière chanson ». Pour financer ce beau projet, il a lancé une cagnotte Ulule avec de nombreuses contreparties. Exemple ? « L’une d’entre elles s’intitule “Immersion” : l’idée est de proposer une écoute en avant-première en studio d’enregistrement, avec explication du choix des instruments, du processus, et découverte du travail en backstage ». Une autre contrepartie vous propose carrément d’inviter ÔZAM chez vous pour un concert privé. Flashez le QR code ci-joint pour en savoir plus (ou rendez-vous sur ulule.com/soutenir-ozam-premier-album), et si vous ne connaissez pas encore les chansons de ce jeune homme plein de talent, foncez sans attendre sur les plateformes de streaming. Bonne route, ÔZAM !
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