Crêtes de Caubère : P’tite rando à la cool

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VIGNETTE 09 P24 344 EN VADROUILLE

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Lacez vos chaussures, grimpez dans la voiture et bouclez votre ceinture : le Mag vous -emmène en balade du côté de Couraduque, à la découverte des crêtes de Caubère.

Cela fait plusieurs fois qu’on entend dire que depuis ces crêtes, on dispose d’une vue superbe sur les montagnes et les vallées pyrénéennes. Qu’à cela ne tienne : allons vérifier ça par nous-mêmes.

Pyrénées à la carte

Aujourd’hui, il fait chaud, il fait lourd. Pas question de passer des heures à crapahuter sous le cagnard bigourdan. On va se faire une petite balade sympa, et ça sera très bien comme ça. C’est une de nos chances : sous nos latitudes, on peut se faire des balades à la carte selon notre forme, notre humeur, nos dispositions… Quels que soient les paramètres, on trouvera toujours une rando adaptée à nos envies, pas trop loin de chez nous, avec de magnifiques paysages à la clef. N’allez pas raconter ça aux Parisiens, teh ! Ils risqueraient de tous venir habiter ici !

Bronzage bigourdan

Après avoir dépassé le joli petit village d’Aucun, on emprunte la route de Couraduque, puis hop ! on tourne à gauche. On roule un peu sur un chemin étroit, on se gare où l’on peut, et nous démarrons gentiment la balade. Nous sommes à 1200 mètres d’altitude, et ça se sent : il fait un peu plus frais qu’en plaine, cette plaine qui va se transformer en fournaise d’ici quelques heures, une fois que le soleil brûlant l’aura copieusement arrosé de ses abondants rayons. Ne soyons pas ingrats : ce soleil surpuissant donne à la rédaction de votre mag favori ce teint hâlé qui lui va si bien et lui confère une mine rayonnante. C’est si appréciable qu’on peut bien supporter quelques pics de chaleur, pas vrai ?

En terre inconnue

Nous évoluons dans la « petite montagne » : pas d’escalade, pas de grimpette, pas trop d’efforts ! Ce coin de nature sera bientôt occupé par les brebis, qui viendront gentiment pâturer ces grandes étendues verdoyantes. Nous traversons une forêt mystérieuse, avec ses grosses racines mousseuses qui s’entrelacent en sortant du sol, avant d’y replonger pour serpenter dans un monde auquel nous n’avons pas accès. Toutes les forêts ont un côté bizarre ; quand on les traverse, on a toujours un peu l’impression qu’on n’est pas chez nous, et on essaie de faire le moins de bruit possible pour ne déranger personne. Cet endroit appartient sûrement plus aux nombreux animaux qui y vivent qu’à nous, pauvres citadins qui sommes plus à l’aise au milieu des klaxons et des pots d’échappement que parmi les arbres et les insectes… C’est comme ça. Que ­voulez-vous !

Le Mag, cet historien

En contrebas, nous apercevons l’ancien préventorium d’Arrens. Dans le temps, on y envoyait les malades atteints de tuberculose. Il a ensuite été recyclé en maison de repos pour soldats, puis il est devenu un centre pour handicapés. À présent, il est fermé et ne sert plus à rien. Cet historique est-il exact ? Nous ne sommes pas sûrs, car il est directement issu de notre mémoire ; si nous avons fait une erreur, nous comptons bien sûr sur nos lecteurs les plus érudits et les plus pointilleux, ceux qui ne manquent jamais une occasion de nous écrire pour nous signaler que nous avons oublié la moitié d’une virgule ou le quart d’un point d’exclamation. Salut, lecteurs intransigeants, et merci pour vos lectures attentives ! Si vous avez un jour envie de nous écrire pour nous envoyer un simple petit mot gentil, ne vous en privez pas : ça nous fera toujours plaisir.

Le repos du guerrier

Il a beau faire chaud, les sommets sont encore enneigés. Du coup, maintenant que nous sommes en haut des crêtes de Caubère, on a une vue superbe : d’un côté les montagnes saupoudrées de neige, de l’autre la plaine saupoudrée de canicule. On casse une petite croûte en bas du pic de Saoussé, puis on fait une deuxième pause un peu avant le pic de Berbeillet. On vous avait prévenus : aujourd’hui, on y va cool ! On redescend tranquillement en faisant une boucle, ce qui nous permet de passer par le lieu dit Bernalens, puis on redescend vers la capitale bigourdane qui semble être en train de prendre un méchant coup de soleil : elle est aussi rouge qu’une merguez sur les braises. Résultat des courses : 334 mètres de dénivelé pour 6 km de marche. Allez, on vous laisse : on va se descendre une bonne limonade bien fraîche, on l’a bien méritée. Santé !