

Accrochez-vous à votre siège : Alexis Righetti a dévalé le pic d’Estos en VTT et nous a ramené un film exceptionnel !
Ce pic très escarpé, situé au fond du Loudenvielle, est aussi appelé « pic d’Arouyette ». Il culmine à 2803 m d’altitude, et la dernière idée qui nous viendrait à l’esprit serait de le descendre à vélo. Qu’a-t-il bien pu se passer dans la tête d’Alexis ? Allons lui demander !
Soyez prévenus : les images du film sont hallucinantes. « C’est sûrement le projet le plus exposé que j’ai fait, avec le plus d’engagement, c’est-à-dire le plus de “no fall zone” ». « No fall zone », ça veut dire qu’il est interdit de tomber, c’est ça ? Sinon, c’est game over ? « … Oui, c’est ça ! (rires) ».
Alexis envisage le VTT comme du ski-alpinisme : « C’est le même état d’esprit, mais avec un vélo : sur un dénivelé total d’environ 1400 m, on a dû faire à pied à peu près 40 m, ce qui représente un taux de descente de 97 % à vélo ». Lorsqu’il ne pouvait pas passer en VTT, il attachait son vélo avec une corde et descendait comme il pouvait : « Le vélo n’est pas très lourd, il pèse 14 kilos (en plus du sac d’une dizaine de kilos, NDLR), mais c’est très encombrant ; ça change le centre de gravité, ça fait balancier, et ça offre une prise au vent ». Ah, faut avoir le cœur bien accroché !
Alexis s’y est pris à quatre reprises avant de réussir la descente. Il était accompagné de Bertrand : « Je l’ai rencontré lors d’une projection de l’un de mes films en 2019, et on a commencé à faire un peu de vélo ensemble. En quelques années il a atteint un niveau vraiment élevé ». Dans le film, on assiste à sa progression : « C’est marrant, car il était spectateur en 2019, et aujourd’hui il présente le film avec moi ». Fanny Boissieras les a suivis à pied pour filmer : « Elle sait manier la caméra et pilote très bien les drones. Elle a fait des images très spectaculaires ». Le Mag confirme : très spectaculaires !
Alexis, où est la frontière entre performance et prise de risque excessive ? « C’est tout le débat ! (rires) Ça pose des questions d’ordre philosophique : qu’est-ce qui nous pousse à prendre des risques, dans la vie ? Qu’est-ce qui nous fait sentir vivants ? Comme dit Messner : “Sans risque, il n’y a pas d’aventure” ». Le but n’est pas de se mettre gratuitement en danger : « Au pic d’Estos, la chute est interdite, donc on garde toujours une très grosse marge : on ne va pas jusqu’à la limite technique ». La montagne sait nous remettre à notre place : « Quand on n’est pas dans un milieu naturel, on a tendance à être autocentré, alors qu’en montagne, on se sent à la fois minuscule, et faire partie d’un tout ».
Estos (1h10 min) est disponible gratuitement sur la chaîne Youtube : d’Alexis : @Alexis Righetti
Attention : un tel « ride » ne s’improvise pas. Alexis connaît parfaitement la montagne, il est très entraîné et prépare minutieusement chaque sortie. À ne pas reproduire à la maison, les enfants !