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  • Bigorre Mag

Le sentier du Pacte des loups : Les Baronnies font leur cinéma !

Honnêtement, on ne connaissait pas ce parcours : certes on avait entendu parler du fameux Trail du Pacte des loups, lequel avait forte renommée avant l’arrivée du Covid, certes on savait que le célèbre film de Christophe Gans avait été tourné en partie du côté d’Esparros, mais de là à imaginer qu’un sentier lui rendait hommage…

Naturellement, on en a profité pour revisionner Le Pacte des loups, cet ovni de la production filmique française, qui avait réussi, en quelque sorte, à réconcilier les deux façons différentes de concevoir le cinéma de part et d’autre de l’Atlantique. Mais nous ne sommes pas ici en qualité de critique : partons sur les chemins.

Promenons-nous dans les bois…

A partir du plat du Moula, quelques kilomètres au-dessus d’Esparros, suivez les têtes de loup ! On a rarement vu sentier si bien balisé, et la chose est appréciable. On démarre pour environ 4h de randonnée, le temps nécessaire à avaler les 10 km et 560 m de dénivelé positif prévus. Une vraie promenade de santé, et, surtout, la promesse (on le conçoit rétrospectivement) d’en prendre joliment plein les mirettes.

Dans sa maison un grand cerf

Parce que la forêt, dans les Baronnies (et la chose n’est inconnue de personne !), c’est de la belle forêt. Entre grands hêtres, sapins et petits bosquets de buis, ne manquait lors de notre passage que les cèpes. Passé la première côte, à l’ombre des hautes futaies, on trouve sur une crête comme une grande avenue arborée, lumineuse, large, magnifique. On guette le cri des loups, sans succès : il n’y en a pas, comme chacun le sait. En revanche, le brame des cerfs serait difficile à manquer. Le grand gibier se sent apparemment à l’aise dans les Baronnies !

Loup, loup, y es-tu ?

Le sentier du Pacte des Loups, c’est une boucle en huit, avec des ambiances variées et des points de vue à l’avenant. Avec, en deuxième partie de parcours, un assez chouette coup d’œil sur la face Est du Casque du Lhéris. Et, effectivement, on baigne dans l’atmosphère naturelle qui a été l’une des raisons, on aime à le croire, du succès du film de Christophe Gans. Ajoutons que, à l’automne, l’endroit, s’il est beau, semble également très calme : la plaine est loin, bien qu’on la voie, et l’on peut cultiver, dans les bois des Baronnies, une solitude sylvestre régénérante… Les loups solitaires y trouveront leur compte, les meutes familiales aussi. Et profiteront davantage encore de la virée qu’ils s’y engageront à pas de loup. Bien entendu.

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