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  • Bigorre Mag

Balade : À la gloire des Gloriettes !

Chers amis, la rédaction du Mag est ainsi faite : lorsque l’on sent que nous avons besoin de nous apaiser, rien ne nous est plus bénéfique qu’une grande étendue d’eau. Et plus il y a d’eau, plus on se sent zen. Aujourd’hui, c’est au Lac des Gloriettes que l’on vous emmène !

Il existe également autre chose qui a un effet positif sur notre moral : la contemplation d’énormes édifices bâtis par l’homme. Face au Pont Napoléon ou au Pic du Midi, la rédac devient poète et ne pense plus qu’à une chose : de quel bois était fait l’esprit humain qui a pu concevoir la réalisation d’un tel monument ? Peut-être que c’est là, amis adeptes de philosophie de comptoir, le propre de l’homme : se dépasser et inventer ce qui n’existe pas encore. Sachant tout ça, imaginez donc l’effet que nous procure la vision d’un barrage tel que celui du Lac des Gloriettes : beaucoup d’eau + énorme édifice = combo gagnant. Allons-y, lecteurs bien-aimés !

Brrrr…

Départ de Tarbes en direction de Lourdes, puis Luz-Saint-Sauveur, Pragnères, Gèdre… C’est le printemps, c’est le joli mois de mai, les températures sont douces en plaine depuis déjà plusieurs semaines ; pourtant, lorsque l’on sort de la voiture sur les coups de 9 heures, le froid nous assaille et l’on regrette immédiatement de n’avoir pris ni bonnet ni gants. Peu importe : triple café habituel, et en avant, cœurs vaillants ! Nous nous sommes garés sur le parking du barrage des Gloriettes, situé à quelques dizaines de mètres du lac : c’est très appréciable pour tous ceux qui marchent peu, et peuvent ainsi profiter sans effort de la beauté des lieux. Arrivés là, deux choix s’offrent à nous : faire le tour du lac, ou partir pour trois heures de marche (aller-retour) vers le cirque d’Estaubé. 

Direction Estaubé !

En route pour le cirque, donc. Que de fleurs, chers lecteurs ! Nous en avons vu tellement, et de si belles… Des primevères hirsutes, des gentianes, des populages, des anémones hépatiques… Puis nous sommes arrivés face à un névé. Un « névé », chers amis, est une langue de neige durcie qui peut se révéler problématique à franchir. Des randonneurs, croisés sur place, nous ont avertis : « C’est dangereux, mais ça passe ! »… Courageuse mais pas téméraire, la rédaction du Mag a la sagesse du randonneur qui cherche à éviter entorses et foulures : ne présumons pas de nos forces, et n’allons surtout pas au-devant du danger sans le matériel adéquat. Demi-tour.

Et la marmotte…

La déception se faisait sentir sur le visage de la rédaction du Mag, triste de n’avoir pas pu voir le fameux cirque qui forme, avec celui de Gavarnie et celui de Troumouse, ce que l’on appelle les Trois Cirques, merveilles de la nature inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous redescendions vers le barrage quand soudain, comme pour nous consoler, plusieurs dizaines de marmottes sont arrivées tout autour de nous pour nous redonner le sourire. Formidable spectacle ! De quoi nous mettre du baume au cœur avant de casser la croûte du côté des Granges de Coumély. Au retour, nous avons à nouveau contemplé le lac et le barrage… Quel pied, amis lecteurs, quel pied !

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